| La nature est reveillée,
enfin c'est l'impression qu'elle donne. Le soleil déjà chaud
nous a installé sur les terrasses et dans les jardins. Les rosiers
mettent leurs feuilles nouvelles et les lilas sont en boutons. Les oiseaux
se chamaillent, les chats se coursent.
Pourtant la civilisation motorisée n'est pas loin, une voisine se shoote à la tondeuse à gazon bran brannn, il ne fait pas bon être brin d'herbe chez elle ! Et je me rassure qu'elle n'ait choisi le marteau piqueur comme passe temps favori ! Tout le monde est dehors, les enfants crient, jouent, les vieux discutent inlassablement de choses et d'autres. Mystères et bavardages qui tombent dans le sablier des jours. On dit bonjour, chacun de sourire, parce que avec un temps pareil on ne va tout de même pas se faire la tête, et puis ici, les gens sont plutôt gentils. Dans les champs, Les pissenlits
s'allument, les mousses aussi.
Le temps calendaire,
pauvre schéma, ne veut plus rien dire.
Vaour le 15 février
1998
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